Les perroks d’Anna


COMPORTEMENT

Dans le but d’une réflexion la plus juste possible, cette page est particulièrement ouverte aux messages.

Premier sujet : LES MORSURES

Il m’a semblé nécessaire de rédiger une page à ce sujet, source de contrariété pour nous propriétaires de perroquets.

N’oublions pas que ces oiseaux sont sauvages même s’ils ont été nourris à la main. On ne peut les comparer aux générations millénaires d’animaux dits de compagnie comme les chiens.
Un perroquet est encore à l’heure actuelle, le plus souvent issu d’une à deux, maximum trois générations d’élevage ou malheureusement pour ses parents issus d’importation directe. Leur communication est également encore étrange à nos yeux de passionnés qui cherchent à comprendre au mieux ces oiseaux pleins de mystères. Que nous essayons de décoder.

Malheureusement il n’existe pas de « manuel » d’utilisateur ! Et il faut composer au quotidien en faisant parfois des erreurs, souvent des réussites.

Avez-vous remarqué que si vous laissez votre perroquet vous mordre si c’est léger, sans lui faire de remarque, et en l’acceptant dans le cadre du jeu que vous êtes entrain de faire avec lui, tout se passera bien, la morsure passera inaperçue et normale pour l’oiseau? Il m’apparaît en effet que certaines morsures soit des morsures de jeu, d’affection, d’émotion. Au lieu d’être des morsures d’attaque, de méchanceté, etc. Un perroquet n’attaque pas, c’est une proie. Il fuit devant la prédation et mord en dernier recours ce qui est le plus proche de son bec.
Un perroquet peut mordre pour diverses raisons qui nous sont obscures. Et également par : crainte, (surtout pour les espèces comme les Gris du Gabon qui sont particulièrement trouillardes au moindre truc), réponse à un geste agressif (qui pour nous ne l’est pas, par exemple vouloir faire monter l’oiseau sur notre main…).

Avez vous remarqué que quand, au contraire, nous ne comprenons pas le message que l’oiseau veut nous passer, et que nous persistons à vouloir le « disputer » s’il nous a mordu pour une raison qui nous est encore obscure, cela ne fait qu’empirer la situation, et amplifier la force et la fréquence des morsures ? Qui peuvent s’étendre à un moyen de communication de mécontentement général pour le perroquet. Et c’est malheureux, car le premier déçu est notre oiseau qui se sent butté à un mur (nous) d’incompréhension. Et nous sommes aussi déçus de se trouver face à un perroquet mordeur (qui l’est quasiment toujours par notre faute).

Pour éviter certaines morsures, je me retrouve à négocier avec Lila ma grise.
L’autre fois je voulais la faire monter sur ma main pour la rentrer dans sa cage pour fermer les volets… Il a fallu en discuter au préalable avec Lila pour qu’elle me donne son accord… Je vous raconte pas que quelquefois je me pose des questions sur qui commande ici ? En fait je ne peux pas commander à mes oiseaux, ils doivent être d’accord, sinon rien… (!!!)

Il faut donc user de ruses, offrir une friandise en retour ou en avance, c’est selon, négocier une gratouille avant, ou après… et tout un tas de subtilités qui se passent dans la communication souvent gestuelle puis vocale. Ou d’abord vocale (prévenir l’oiseau de notre intention, comme « hop, monte sur ma main », avant de présenter la main) puis gestuelle.

Un perroquet est libre avant tout. On ne force pas un perroquet. Un perroquet veut bien. C’est tout. :)

Il faut parfois accepter sans broncher certaines morsures bénignes. Mais dans le cas où c’est votre visage qui est en jeux, ce n’est pas pareil, il faut réagir calmement. Dire « non » sans crier mais clairement, et pousser doucement le bec avec votre doigt.

Un perroquet ne doit pas subir de communication dure, au risque d’empirer la situation et la rendre irreversible. Un perroquet a une très bonne mémoire.

Autre exemple de morsure :
une gratouille sur une plume qui va sortir, ça fait très mal à l’oiseau qui nous en averti par une légère attaque, réplique qui veut simplement dire « mais fais donc attention ! tu as bien senti qu’il y avait une penne ici, faut pas gratouiller ! ça fait mal ! »

Un peu comme si on nous tirait des mèches de cheveux en guise de calin… bof bof.

Il faut donc toujours essayer de COMPRENDRE POURQUOI. Parfois c’est nous, humains, qui sommes vraiment trop bornés et ne voulons pas voir des causes vraiment évidentes et simples.

Quel soulagement quand on a enfin compris « pourquoi » l’oiseau mordait. On se sent presque aussi intelligent que l’oiseau qui voulait juste nous prévenir et que notre cerveau sensé être plus grand que le leur n’arrivait pas à décripter le message…

Parfois on se sent bête…

Ruses pour éviter les morsures : friandises,
et biensûr : essayer de comprendre… ;)
Quels Etres rusés sommes nous, dirai-je… :)

•••


Laisser un commentaire


rêve et passion de nade |
La Ferme des Grands Prés |
spiroandco |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Claire de lune
| Pratiquer l'Aéromodélisme e...
| Jo Voyages